Visitez le jardin des plantes médicinales…une oasis au charme incroyable…un jardin de référence pour les amateurs d’herboristerie. Une découverte didactique de quelques 400 plantes médicinales sur 500m2.

Lessines a toujours été un haut lieu de la culture des plantes médicinales et de l’herboristerie. Le couvent hospitalier de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose comporte un magnifique jardin de plantes médicinales où il fait bon se promener. Mieux encore, si vous êtes intéressés par les plantes et leurs bienfaits sur la santé, la beauté et le bien-être, vous y trouverez des panneaux didactiques (et leur livret à emporter) qui, pour chaque plante, vous détailleront sa partie utilisable, ses propriétés, indications et les façons de l’utiliser, avec en plus à chaque fois une petite anecdote sur la plante …. Un audioguide avec 1h30 de commentaires embarqués  vous permettra de découvrir tous les secrets des « simples ». Rajoutez à cela une projection dans la distillerie d’un documentaire du professeur A. Caudron qui vous parle des bienfaits des plantes pour se soigner et pour cuisiner ainsi qu’une exposition didactique pour tout savoir sur la médecine par les plantes et les animaux du jardin. Le jardin possède également une jolie roseraie.

Le jardin de simples

Copyright Véronique Pipers

Le jardin des plantes médicinales, ou jardin des simples, avec ses planches de culture bien alignées, est construit d’après le modèle de l’Herbularius. C’est l’une des trois composantes du jardin médiéval, avec l’Hortus (potager) et le Viridarium (verger). À la fin du VIIIe siècle déjà, au chapitre 70 de son capitulaire de Villis, Charlemagne (vers 742-814) recommandait dans les jardins la culture de 73 plantes médicinales et condimentaires (les deux n’étant pas séparés, selon le célèbre conseil d’Hippocrate (vers 460 – vers 370 av. J.-C.): « Que ton aliment soit ton médicament ») : aurone, guimauve, aneth, fenouil, romarin, cataire, livèche, mauve, menthe, persil, rose, sauge, sarriette, rue… Moines et religieuses ne se sont pas fait prier, eux qui cultivaient déjà les plantes médicinales pour répondre au commandement évangélique de guérir les malades. Dans une recherche autarcique, les plantes cultivées servaient alors à nourrir la communauté, mais aussi le peuple et particulièrement les indigents, à soigner les malades et à fleurir la chapelle.

Derrière le haut mur de briques blanchies, se cache le jardin de l’Hôpital, ancien cimetière des religieuses reconverti en potager où gisent encore quelques pierres funéraires. Dans ce jardin, à l’angle Sud-Ouest, les restes de l’ancienne distillerie de l’hôpital sont du 18e siècle également. Tout à côté, un jardinet surélevé abrite sous ses épaisses frondaisons une grande glacière du 19e siècle, toute en briques, en parfait état de conservation. La glace sciée pendant l’hiver sur la Dendre y était stockée en quantité telle qu’on pouvait encore en trouver plus d’un mètre au mois d’août suivant. Elle servait aux compresses, à des boissons rafraîchissantes, à la conservation des viandes, et fonctionnait encore pendant la première guerre mondiale.

La glacière

Cette glacière est située dans le jardin suspendu, appelé « Jardin du Bon Dieu » du fait du grand crucifix en bois polychrome qui surmonte la construction; celle-ci, comme presque toutes les glacières, ne présente extérieurement qu’un monticule de terre planté d’arbres de diverses espèces l’abritant des rayons du soleil. Son entrée est située au nord (vents froids) et donne accès à un escalier se terminant par une seconde porte (les glacières devaient au moins posséder deux portes). Derrière celle-ci, un vestibule s’ouvre sur le puit proprement dit, majestueuse construction de briques avec voûte hémisphérique, de 8 mètres de diamètre et 10 mètres de haut dont le fond est creusé d’un conduit circulaire destiné aux eaux de fonte; afin de diminuer la chaleur, les murs étaient tapissés, durant l’emploi, de bottes de paille. La glace était sciée pendant l’hiver sur la Dendre et remplissait le puits; de cette manière, on pouvait encore trouver, au mois d’août suivant, environ 1,50 mètre de glace destinée aux compresses des malades, à la confection de boissons rafraîchissantes et à la conservation des viandes. La glacière de l’hôpital de Lessines fonctionnait encore durant la première guerre mondiale.

 

Le jardin intérieur

Le cloître et son jardin

En plein cœur de la ville, quel havre de paix, préservé de l’agitation du monde! On n’y entendait que les oiseaux, le murmure des religieuses disant leurs prières…

On ne peut restreindre la fonction d’un cloître à une simple galerie de circulation. La sérénité qui se dégage tant du cloître que de son jardin nous rappelle que cet espace était jadis lieu de prière, de méditation et de communication pour la communauté de religieuses. C’est l’espace de clôture réservé aux sœurs.
Le cloître évoque donc l’isolement, le renoncement mais, grâce à son jardin intérieur, il est aussi ouvert sur le ciel.
La religieuse est ainsi tournée vers le Royaume annoncé par le Christ. Le public, lui, n’avait accès qu’à la chapelle et à la salle des étrangers. Les religieuses ont entamé la reconstruction du cloître vers 1530 pour l’achever vers 1710.
Près de 2 siècles de travaux et pourtant une belle harmonie tant au niveau du style (gothique tardif) que des matériaux choisis (briques enduites et pierres de grès blanches).

 

Nouveauté 2018 : retrouvez en boutique et à l’accueil le magnifique répertoire de quelques 300 fiches de plantes médicinales avec leur propriété et des conseils d’utilisation.  A utiliser chez soi ou lors de votre visite du jardin 

Découvrez toutes nos animations autour des jardins sur la page suivante :

Nouveauté 2018! Un bouquet d’animations autour du jardin des plantes médicinales

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